C'est un dimanche matin en bord de Loire, par un froid piquant mais sous un vif soleil, que j'ai retrouvé
sa trace. Il s'est jeté
dans le fleuve. Il a trop bouffé de la glaise lourde du Pays Fort. Son estomac ne digère plus les silex. Il a eu une envie de sable, de branches mortes, quelque chose de craquant et de léger. De se
laisser porter après avoir tant rampé. Gober au passage quelques silures. Et, à l'estuaire, faire sa mue, perdre sa peau pour devenir pirogue.